CONNECTION

French English German Italian Portuguese Russian Spanish
Smaller Default Larger

Négociations de paix sur la Casamance

Des femmes leaders du Sénégal veulent participer aux négociations de paix sur la Casamance - Des leaders d’organisations de femmes sénégalaises ont réclamé leur participation dans les négociations de paix en cours entre le gouvernement du Sénégal et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), une rébellion qui sévit depuis décembre 1982 dans le sud du pays.


'Le président de la République, Macky Sall, avait pris des mesures il y a un an. On n’a pas besoin de négociations secrètes, mais plutôt de négociations transparentes et inclusives pour espérer un retour définitif de la paix dans notre région naturelle', a déclaré vendredi la présidente de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC), Ndèye Marie Diédhiou Thiam.

Elle intervenait lors d’un symposium que son organisation a organisé à Dakar portant sur le 'Les rôles des femmes dans le conflit et la paix en Casamance : quelles orientations par les femmes pour les accords de paix ?', une rencontre qui a regroupé des associations féminines de toutes les régions du Sénégal.

Mme Thiam a invité, de nouveau, les deux belligérants à la paix, leur rappelant l’urgence à entendre la voix de tous les acteurs nationaux pour arriver à pacifier la partie sud du Sénégal et à relancer les activités économique.

'Nous avons le droit et le devoir de nous impliquer dans la résolution de la crise en Casamance parce que les femmes sont au centre des décisions', a-t-elle souligné, disant sa foi dans la recherche de la paix.

Sa Plateforme a écouté les femmes rurales à la base, avant de se retrouver au niveau national, à Dakar.

L’Etat du Sénégal et le MFDC avaient signé un accord de paix ayant abouti à un cessez-le-feu et depuis, la région se trouve dans une situation de ni guerre ni paix, parfois marquée par des actes isolés de violence imputés aux rebelles.

'Les échos en faveur d’une sortie de crise en Casamance se dessinent actuellement. Il y a de l’espoir pour un retour à la paix. La question est de savoir si elle sera définitive', a soutenu pour sa part un ancien ministre sénégalais, Mme Ndioro Ndiaye, actuelle directrice générale de l'Office international pour les migrations (OIM).

Mme Ndiaye, qui intervenait également lors du symposium de la PFPC, a estimé que l’accalmie notée en Casamance est pour les femmes 'une période charnière pour mobiliser et une occasion d’élargir le débat à tous les acteurs et même à la société civile'.

Les femmes sont 'désormais centrales pour la paix' dans le sud du Sénégal, a-t-elle affirmé avant d’indiquer que 'les femmes ont un rôle primordial car elles sont au cœur des initiatives de paix et ce conflit va se régler avec les femmes'.

'Après avoir été longtemps marginalisées, elles sont aujourd’hui associées au débat sur la résolution du conflit considéré comme le plus long en Afrique de l’Ouest. Les processus de paix ont beaucoup évolué depuis l’implication des femmes surtout dans les actions humanitaires et la reconstruction post-conflit', a ajouté la directrice de l’OIM.

Présidant la cérémonie d’ouverture de ce symposium, le ministre sénégalais de la Femme, de l'Enfant et de l'Entreprenariat féminin, Mme Anta Sarr, a déclaré qu’il était 'opportun de rassembler les femmes, les inciter à réfléchir autour de la dimension nationale du conflit en Casamance, renforcer leur mobilisation pour échanger sur le rôle dévolu à la femme dans la recherche de la paix'.

La Casamance, qui couvre les régions administratives de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, est le théâtre d’un conflit armé depuis 1982, faisant plusieurs morts et blessés graves dans les rangs de l’armée nationale, de la rébellion et parmi les populations civiles qui sont souvent victimes des mines anti-personnel.

Ce conflit affecte l'économie de cette zone dotée d'énormes potentialités touristiques et agricoles.

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir