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Projets

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Alliance avec les Femmes de la Gambie et de la Guinée Bissau         

La Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC) compte mobiliser la Société civile de la Gambie et de la Guinée Bissau pour l’implication des pays voisins dans la facilitation des négociations entre l’Etat le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC). Pour ce faire,  elle s’active à développer des alliances avec les associations féminines gambiennes et bissau-guinéennes œuvrant dans le domaine de la promotion de la Paix et du développement. Cela permettra de renforcer la légitimité des femmes à participer au processus de Paix et aux négociations.

Au-delà de la Gambie et de la Guinée Bissau, La Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC) est dans une dynamique de nouer des partenariats avec d’autres organisations de la sous-région telles que le Manu River, les femmes de la Côte D’Ivoire, du Congo, du Mali etc. pour partager les expériences et soutenir les actions de promotion de la paix.

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Alliance avec les Femmes Parlementaires

Le parlement détient le pouvoir législatif qui est non négligeable dans un régime présidentiel comme le Sénégal. Les parlementaires sont parfois à l’initiative des lois, approuvent, amendent ou rejettent les projets de lois du gouvernement. Pour la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC), il constitue par la légitimité dont il jouit en tant qu’institution de la république, un partenaire de choix dans son combat pour la paix.  La décision d’opérer une alliance avec l’institution à travers une approche basée sur le genre est un clin d’œil à la R1325, une matérialisation concrète de cette importante résolution des Nations Unies qui souligne l’importance d’une participation active des femmes, dans des conditions d’égalité, à la prévention et au règlement des conflits ainsi qu’à l’édification et au maintien de la paix.

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Campagne de Lutte contre les Violences faites aux Femmes et aux Enfants

La situation de ni paix ni guerre en Casamance a fait apparaître des formes de violences perpétrées envers les populations qui restent dans la majorité des cas impunies légalement. Pour répondre aux besoins de la prise en charge de ces victimes, la PFPC a un projet de sensibilisation sur les violences relatives au conflit en Casamance et d’accompagnement des victimes. Il débouchera sur la mise en place d’un Centre d’Accueil et d’Assistance aux femmes et filles victimes de violences. 

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Projet : Renforcement des Opportunités Communautaires pour la Paix et l’Egalité en Casamance (ROCPE/SCOPE)

En Casamance, les conflits liés à la gestion des ressources naturelles continuent de fragiliser la cohésion et la capacité des communautés à résoudre les conflits. Les conflits sont en général  liés à des différends frontaliers, aux droits de propriété contestés et à l’exploitation forestière qui prennent souvent sources dans la mauvaise  connaissance des communautés et autorités locales, des  lois sénégalaises sur le domaine national, de la pression démographique et des intérêts divergents des individus et des groupes. Les divergences culturelles constituent souvent des facteurs qui inhibent la résolution des conflits intra et inter-villageois (résolution horizontale) mais aussi et surtout fragilisent la capacité des communautés à participer au processus de paix en Casamance ; un conflit pour lequel les communautés ont souffert des conséquences pendant une trentaine d’années.

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PFPC-ARD

Le projet mis en place par l'Agence Régionale de Développement et la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance comportait deux phases:

- Phase 1:

la « Journée nationale de mobilisation et de plaidoyer pour la paix en Casamance » organisée à Dakar qui a eu un grand succès et qui a permis une forte mobilisation de la société civile sénégalaise. A cette occasion nous pouvons rappeler l’engagement des organisations de femmes des autres régions du Sénégal pour rallier la cause de la PFPC et l’engouement créé lors de cette journée à Dakar avec l’implication de hautes autorités de l’État qui ont rehaussé cet évènement. Cette activité a contribué largement au renforcement de la visibilité, de la stratégie de mobilisation et de massification de la PFPC.

Objectif Global:

Célébrer la Journée internationale de la Paix en regroupant tous les acteurs  de la société civile pour renforcer la synergie des interventions dans le processus de recherche de la paix en Casamance.

Objectifs Spécifiques:

OS1 : Créer un répertoire de tous les acteurs de la société civile évoluant dans le processus de paix en Casamance ;

OS2: Sensibiliser les acteurs de la société civile sur l’importance de la mise en synergie des actions pour plus d’efficacité et d’efficience dans la construction de la paix ;

OS3 : Renforcer l’implication des populations locales dans le processus de paix ;

OS4 : Renforcer l’impact qualitatif des intervenants dans le processus de paix en Casamance ;

OS5 : Créer et formaliser un cadre pour une meilleure harmonisation des actions dans le processus de recherche de paix en Casamance. 

Résultats

Il était attendu des acteurs de la société civile qu’ils s’approprient davantage le processus de paix en Casamance : ( R1);

une meilleure compréhension de l’importance de l’implication des populations par les acteurs directs du conflit (Etat et MFDC),  (R2) ;

la sensibilisation des acteurs de la société civile sur la nécessité de la de la mise en synergie des efforts de construction de la paix (R3) ;

un renforcement de l’implication des populations locales dans le processus de paix (R4) ;

le renforcement de l’impact qualitatif des intervenants sur le processus de paix (R5) ;

la création et la formalisation d’un cadre pour l’harmonisation des initiatives de paix

- Phase 2:

le « Forum Internationl pour la paix Casamance », tenu à Ziguinchor du 18 au 19 Septembre 2015. Ce forum constituait la deuxième étape du processus et visait principalement la mobilisation et le plaidoyer au niveau international, en Gambie et en Guinée Bissau. En effet, pour lever certaines contraintes géopolitiques qui empêchent le processus de résolution d’aboutir, la Plateforme a tenu compte de la nécessité de mobiliser les organisations de femmes et autres catégories d’acteurs de la société civile du Sénégal, de la Gambie, et de la Guinée Bissau. Objectif Global: Mobiliser les acteurs de la société civile, en particulier les organisations de femmes du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée Bissau pour développer un plaidoyer et proposer des solutions de sortie de crise auprès des autorités.

Objectifs spécifiques

OS 1 : Faire un état des lieux du conflit et du processus de paix

OS 2 : Analyser les effets et impacts du conflit dans l’espace des trois pays

OS 3 : Sensibiliser les autorités et les acteurs de la société civile des pays ciblés sur les enjeux d’une paix définitive en Casamance

OS 4 : Élaborer un plan d’action tripartite de la société civile (Sénégal-Gambie-Guinée Bissau) de plaidoyer et de propositions de sortie de crise en Casamance

Résultats

  • Une analyse croisée permet de mieux comprendre les enjeux du conflit.
  • La plateforme des femmes dans sa stratégie d’amener le MFDC et le Sénégal à démarrer des négociations inclusives dispose d’un engagement par des plans d’actions de la société civile Gambienne, Guinéenne et Sénégalaise
  •  Un cadre de synergie et de plaidoyers des femmes des trois pays ciblés existe
  • Les autorités des trois pays renouvellent leur engagement pour la paix

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PROCAS (Programme d’Appui au Développement Socioéconomique pour la Paix en Casamance (2011))

C'est une stratégie d’actions de plaidoyer des femmes de la Casamance pour la relance du processus de paix et la fin de la violence faite aux femmes. L’objectif est d’unir les nombreux groupements féminins afin de peser plus lourd dans les négociations avec l’Etat ou avec le MFDC.

Objectifs spécifiques

  • Relancer le dialogue entre le MFDC et l’Etat. Le but à terme sera de parvenir à des accords suite aux discussions ayant mobilisé tous les acteurs.
  • Mettre fin à toutes les violences commises sur les populations. Il s’agit dans un premier temps d’étudier tous les traumatismes et les violences liées au conflit en Casamance pour ensuite mener à bien les campagnes de sensibilisation et de prévention.
  • Développement organisationnel et institutionnel de la Plateforme des femmes.

Résultats 

  • Mise en place des sections régionales de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor. Organisation d’un forum national à Ziguinchor qui comptait la présence du MFDC et de l’Etat.
  • Mise en place d’un programme de sensibilisation et de plaidoyer régional.
  • Démarches d’information et de négociation avec tous les acteurs concernés pour le bon déroulement de la campagne de sensibilisation et de prévention des violences.
  • La Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance est maintenant organisée et effective. Elle est engagée dans de nombreuses actions en faveur de la paix.

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Projet:« Programme de Mobilisation et de Formation pour une Meilleure implication des Femmes dans la Résolution du Conflit en Casamance »

La Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance en collaboration avec FAS ont mis sur pied un projet qui consistait à élaborer: une mission de solidarité, des sessions formation basées sur la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, à vulgariser les bonnes pratiques, à documenter le niveau d’implication des femmes ainsi que l’appui à l’amélioration de la coordination de leurs initiatives pour la paix et la reconstruction en Casamance.

Objectif global

L'objectif global de ce projet était de créer un pool de femmes davantage sensibilisées, formées, renforcées et engagées pour une meilleure implication dans le processus de paix en Casamance

Objectifs Spécifiques

Le Projet vise les quatre objectifs spécifiques suivants :

  • Inciter les femmes et les autorités à prendre conscience de la nécessité de l’implication des femmes dans la recherche de solution au conflit

  • Renforcer les capacités d’implication des femmes dans la résolution des conflits conformément aux dispositions de la résolution 1325 (R1325) du Conseil de sécurité et de la Déclaration solennelle sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique

  • Documenter le niveau d’implication des femmes et partager les bonnes pratiques dans la résolution du conflit

  • Appuyer l’Harmonisation et coordination les actions entreprises par les associations de femmes.

Résultats

  • Formation de 20 membres de la Plateforme des Femmes et 1 membre du MFDC sur les techniques de règlement de conflits conformément à la résolution 1325

  • Elaboration d’un plan d’action des femmes pour la mise en œuvre des enseignements tirés de la formation dans leurs zones respectives

  • Organisation de la Mission de Solidarité qui a vu la participation d’une forte délégation de femmes et des partenaires de FAS, Banque Mondiale et UE

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ONUFEMMES

Le projet vise à appuyer le dispositif de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre et renforcer l’autonomisation économique des femmes rendues vulnérables par le conflit de la Casamance.

Ce conflit a accru les violences commises sur les femmes et les enfants. Face à cela, les femmes ont décidé de se mobiliser ensemble pour mettre fin à ce fléau et s’occuper des victimes.

Objectifs spécifiques

  • Renforcer le pouvoir des femmes en les aidants à atteindre une plus grande autonomie financière.
  • Mettre en place une offre de services pour les femmes et les filles victimes de violence.
  • Encourager dans le milieu scolaire la sensibilisation et la prévention contre les violences faites aux femmes et aux filles.
  • Appuyer les initiatives conjointes en matière de lutte contre les violences basées sur le genre dans la région naturelle de Casamance.

Résultats

  • Mise en place du centre d’accueil et d’écoute Kullimaaroo, qui offre des services médicaux, psychosociaux et juridiques aux femmes, aux filles et à leurs enfants. Le centre est en perpétuelle amélioration et est devenu très accessible.
  • Augmentation du nombre de formations des professeurs ainsi que des causeries à l’école sur les questions relatives aux violences basées sur le genre.
  • Accroissement des formations techniques pour les femmes, notamment celles victimes des mines.

FCIL

Projet FCIL-2017-2018-DAKAR Share

 

 DESCRIPTION DU PROJET 

 

1.      Contexte

La Casamance (Ziguinchor, Sedhiou, Kolda) est le théâtre d’un conflit indépendantiste vieux de plus de 34 ans, qualifié de « basse intensité » nonobstant ses conséquences socio-économiques sur la région : un ralentissement économique pendant des décennies, plus de 17000 refugiés en Gambie et Guinée Bissau, 826 victimes de mines et une jeunesse à tendance migratoire. Par-dessus tout une situation sécuritaire très précaire dans un contexte d’accalmie et un processus de paix peu inclusif. Les zones les plus touchées par le conflit au niveau de la frontière gambienne comme oulampane et Sindian sont en train d’expérimenter des retours de déplacés/refugiés tout en étant conscients que la problématique de la gestion des ressources naturelles en Casamance est toujours d’actualité. Le caractère inclusif et l’esprit d’intérêt général quant à l’accès des terres et des ressources ne sont pas perceptibles dans les communautés qui développent plutôt une notion de propriété liée implicitement à l’ethnie, l’histoire et l’espace, accentuant ainsi des différences entre allochtones, autochtones et « étrangers ». De plus, le trafic de drogue et d’armes persistent encore entre la Gambie, Guinée Bissau et Guinée Conakry. Nombreux sont les risques et menaces sécuritaires sur le terrain qui peuvent impacter la dynamique du conflit et le processus de paix entre l’Etat et le MFDC malgré un environnement apparemment calme. Par ailleurs la genèse du conflit nous rappelle à quel point un Contrôle démocratique (objectif) du secteur de la sécurité par l’institution gouvernementale est important pour apporter des réponses proportionnelles aux menaces sécuritaires. L’armée ne doit être ni sous l’emprise de l’autorité civile, ni échapper à son contrôle. Elle ne doit pas aussi contrôler l’autorité civile, comme c’est le cas dans les pays voisins. La sécurité nationale est tributaire de cet équilibre et cette relation de collaboration entre les corps habillés et les institutions gouvernementales.

 

Dans ce contexte les populations ne sont donc pas enclines à s’impliquer dans les questions sécuritaires d’autant plus que les Relations Civilo-Militaire ne sont pas des meilleurs dans la plupart des pays de la sous-région. Par conséquent, tant on note, au fil du temps une distanciation des populations de cette revendication indépendantiste du MFDC, tant on remarque un manque de confiance en cette armée qui est censée les protéger. Cette confiance est nécessaire pour une implication des populations (représentées par les institutions gouvernementales) dans les politiques sécuritaires.

  • Problématique

Le changement de paradigme de la sécurité pour mieux consolider la paix implique ostensiblement les acteurs statutaires en l’occurrence les OSC et les populations pour mieux prendre en compte la sécurité humaine en termes de droits et besoins prioritaires. Cette dimension de la sécurité pour une paix durable a plus de chance d’aboutir si ces acteurs statutaires sont préparés plus particulièrement les femmes qui sont en première ligne dans la construction de la paix pendant et après le conflit. En outre, la tendance voudrait croire que seuls les pays politiquement instables ou affectés par un conflit devraient reformer leur secteur. La sous-région a été témoin des difficultés rencontrées dans la réforme du secteur de la sécurité en Guinée Bissau. La Gambie a plus senti le besoin de reformer ce secteur lors de la crise post-électorale. Le cas du Sénégal mérite une attention particulière avec le conflit en Casamance, entourée de deux pays instables.

 

L’organisation, la légitimité et les actions de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance ont dépassé cette vision subjective qui limite les femmes à de simples victimes passives et silencieuses. La PFPC entend insuffler une nouvelle dynamique au processus de paix actuel qu’elle suit de près depuis cinq ans afin de s’assurer que les préoccupations des femmes et leur rôle dans la vie sociale, économique et politique sont bien intégrées. Dans la même veine, elle entrevoie d’opérer au niveau stratégique mais aussi à la base, dans les communautés qui doivent intégrer cette notion visant à les mettre « à l’abri du besoin et à l’abri de la peur ». Cette démarche proactive au niveau communautaire et politique vise une implication effective des femmes dans un processus de Paix transparent en Casamance qui garantira leur rôle dans la reconstruction post conflit. Étant la seule organisation féminine sous forme de réseau qui facilite le processus de paix, la PFPC doit préparer ses leaders et les populations sur des questions cruciales lors des négociations comme la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), les DDR, le Contrôle démocratique du secteur de la sécurité au bénéfice de l’État et des populations. La deuxième composante de ce projet qui concerne la sécurité humaine permettra de venir directement en aide aux populations en faisant une situation de référence permettant d’orienter les activités dans ce domaine.

 

 

2.      Explication du projet 

·         But

Renforcer la PFPC pour une participation et implication effective des femmes dans le processus de paix, la période post conflit, les questions sécuritaires et contribuer à l’assistance des populations dans la création de moyens de subsistance.

·         Activités

-          Partage du projet dans 6 communes cibles

-          (5 jours) Formation RSS,RCM

-          (6) Rencontres communautaires conjointes avec les forces de sécurité (corps habillés)

-          Plaidoyer sur le processus de Paix et le Secteur de sécurité (Assemblée Nationale dans ce cas)

>     (1) Atelier de partage

>     (4) Espaces de discussion Débats et tables rondes, émissions au niveau des media de masse